TOYI TOYI, chorégraphie Hamid Ben Mahi

Toyi Toyi sonne comme un cri de protestation, celui des Sud-Africains pendant l’apartheid.
Le toyi toyi (se prononce toy toy) est une danse de manifestation associée à des chants engagés provenant de la rue. Il était interprété par les foules sud-africaines lors des manifestations politiques pendant l’Apartheid. Il s’apparente à des « jumps » et comporte des chants aux messages très virulents, à destination des colonialistes et de la police. Réunissant à la fois une parole scandée et une danse, il est aujourd’hui interdit par le gouvernement sud-africain de pratiquer cette danse dans le cadre de manifestations. Nelson Mandela en personne aurait dansé le toyi toyi lors de sa libération. L’Afrique du Sud compte dix dialectes, le toyi toyi pourrait en être le onzième.
Toyi Toyi est une pièce chorégraphique dans laquelle s’insère la parole : textes théâtraux et chroniques de vie… Différents styles de danse dites « urbaines » et ancrées dans une histoire politique et sociale forte – le hip-hop, le pantsula et le gumboot – s’y confrontent.
Toyi Toyi met en perspective deux visions de l’Afrique du Sud : la première qui aborde la face visible du pays, celle que nous relaient les médias, à travers son actualité et son histoire ; et la seconde, bien plus proche de la réalité quotidienne, est révélée à travers des portraits, des paroles et des anecdotes d’habitants et d’artistes rencontrés sur place.

Lien vers le dossier pédagogique (site Théâtres en Dracénie)